Sécurité

Charte de sécurité des CVO

1/  Tout CVO doit avoir lu la page consacrée à la sécurité ci dessous

2/  Le casque est obligatoire et doit être bien réglé.

3/  Garder sa ligne et adapter un mode de progression en fonction des conditions de la route, 2 de front, file indienne ...etc : (§ 9.0 le sillonage cyclosportif -11 pages - du Guide du cyclosportif du club cycliste de Sherbrooke) consultable dans la rubrique "Rouler en peloton aux CVO".

4/  Respecter le code de la route, et surtout les arrêts aux stops.

5/ Ne jamais rouler à gauche de la chaussée et avoir continuellement le réflexe de tenir sa droite sur la demi voie de la route.

6/  Privilégier l'esprit d'équipe avec respect mutuel.

7/  Redoubler de vigilance dans les Ronds Points, ralentir, gérer son entrée et éviter de tourner autour (perturbations des automobilistes éventuels).

8/  Gestion des arrêts : toujours dégager impérativement la route, s’arrêter dans un endroit sans risque et approprié et repartir ensemble.

9/  Un « capitaine de route » sera désigné avant chaque sortie, éventuellement appuyé par un « assistant de parcours », en cas de groupe important (? 10 cyclos) ;  ses directives devront être appliquées et respectées.

10/ Respecter et accepter, entre nous, les remarques en bonne intelligence et dans la bonne humeur.

 

 

Dénomination commune pour désigner les relais aux CVO: "Relais longs" ou "Relais courts"

 

(voir § 9.0 « Le sillonage cyclosportif » -11 pages - du Guide du cyclosportif du club cycliste de Sherbrooke)

 

- Relais courts: En 2 files, la file montante conserve l'allure, la file descendante lève le pied en douceur (baisse sa vitesse de 2 km/h).

 

- Relais longs: En file indienne, le premier décide de laisser le relais au second, en s’écartant (de préférence vers la droite), pour ne pas s’exposer seul, et en coupant légèrement son effort (baisser sa vitesse de 2 km/h) et retourner s’abriter en fin de peloton.

 

En aucun cas appliquer les 2 types de relais ensemble, donc, selon la nature de la route et/ou le choix du capitaine de route, utiliser, l’un ou l’autre.

 

        Dans tous les cas les cyclos ne pouvant pas, ou ne désirant pas participer aux relais pour diverses raisons doivent rester derrière pour ne pas perturber la progression et la sécurité du peloton.

Conseil du responsable de la commission éthique et sécurité

La raison d’être de la Commission Éthique et Sécurité des C.V.O.

La raison d’être, par définition, de la Commission Ethique et Sécurité du Club Cycliste «les Cyclos de la Vallée de l’Ousse » est de permettre aux membres du club et adeptes du vélo de route et VTT d’avoir du plaisir à rouler en sécurité en peloton en socialisant avec des amis et des amies qui partagent la même passion, afin qu’après chaque sortie, chacun et chacune d’entre nous rentre chez soi avec le souvenir de bons moments partagés.

La randonnée en peloton à un bon rythme et dans un bon esprit, constitue donc la principale activité du Club.

Les valeurs et l’éthique du cyclosportif ou du cyclotouriste
Dans la pratique des activités du club, les membres de la Commission Ethique et Sécurité du C.V.O. s’engagent à porter et à divulguer les valeurs :
- de générosité, de tolérance, d’honnêteté, de loyauté et de démocratie
dans un esprit :
- de respect d’autrui et d’entraide
L’éthique dans le sport est considérée comme un élément essentiel en ce sens qu’elle est indissociablement liée à la nature même de l’activité sportive.
L’éthique dans le sport signifie plus que le simple respect des règles : elle englobe les notions
d’amitié, de respect de l’autre et d’esprit sportif. C’est un mode de pensée, pas simplement un comportement dans l’exercice de l’activité sportive mais également dans l’environnement direct de cette activité.
L’éthique dans le sport est un concept positif.
Ce concept considère le sport comme une activité socio culturelle qui enrichit la société et l’amitié à condition d’être pratiqué loyalement.
Une activité pratiquée de manière loyale permet à l’individu de mieux se connaître, de s’exprimer, de s’accomplir, de s’épanouir, d’acquérir un savoir-faire et de faire la démonstration de ses capacités.
Le sport est une source de plaisir et procure à celui qui le pratique bien-être, santé et équilibre.

Le document ci dessous, créé Par Benoit Cazassus le 13/12/2013 et revu le 14/12/2014, n'a pas de caractère exhaustif mais propose d'appréhender en 6 points la SECURITE dans sa globalité.

Dans l'exercice de notre activité sportive en groupe, la SECURITE doit être avant tout une affaire de prise de conscience et de responsabilités individuelles au service du collectif".

1 – MAITRISE du VELO = VIGILANCE, CONCENTRATION, ANTICIPATION.

  • BIEN VOIR (« la vue c’est la vie »).

Verres de lunette de protection clairs ou photochromiques (verre orangé ou brun de préférence pour augmenter les contrastes et diminuer la fatigue oculaire en conditions de luminosité changeante) N.B. : les besoins de luminosité (lux) augmentent considérablement avec l’âge (5 fois plus à 60 ans qu’à 20 ans…. !!!)

  • Rétro escamotable sur bout de cintre à envisager.

  • Les yeux des premiers cyclos sont les yeux du groupe => avertir des dangers de la route de façon franche et intelligible.

  • ACQUERIR LE REFLEXE DE DECHAUSSER AVANT les ZONES DE DANGER = ANTICIPATION DU DANGER (Stop, priorités, ect…)

  • Allier FLAIR PLAY et SECURITE en GARDANT les 2 MAINS sur le GUIDON lorsqu’on salue les autres cyclos que l’on croise.

  • Revoir notre comportement vis-à-vis des véhicules qui arrivent par l’arrière : dans ce cas, notre SEULE responsabilité consiste à maîtriser notre vélo, avertir éventuellement ceux qui nous précèdent, mais ce n’est pas d’inviter les véhicules à nous doubler en faisant de grands gestes de « moulin à vent » qui peuvent nous déséquilibrer ou nous faire heurter la roue d’un collègue… !!! Chacun doit avoir la priorité de rester maître de son véhicule (voiture et vélo).


2 – DEPLACEMENT INDIVIDUEL et COLLECTIF = Respect des règles de circulation

 

  • Respect du code de la route

 

  • Bien gérer les giratoires

  • Rouler à DROITE

  • Doubler par la GAUCHE.

  • Apprendre à rouler en peloton en s’inspirant de ceux qui savent, lesquels doivent s’imposer aux autres pour assumer ce rôle. (Gros travail en perspective).

  • Bien se relayer devant avec FLUIDITE, sans à coups, basé sur le cardio et non sur une vitesse « décidée ».

  • Ceux qui désirent discuter, boire, s’alimenter, se relaxer, s’étirer ou autre (moins de condition physique), se laissent glisser à l’arrière du groupe car ceux-là sont moins vigilants dans ces moments-là.

  • Gestion des arrêts

- Arrêts annoncés et sans danger (pas n’importe où…. !!!!)
- Relance groupé et ENSEMBLE….c’est le dernier cyclo prêt qui donne le « top de relance » et non pas les « mulets » qui repartent devant plein pot sans se retourner.. !!

3 - EQUIPEMENT VESTIMENTAIRE

  • les couleurs du club sont un bon compromis judicieux entre l’esthétique et la sécurité

  • Pour le casque, choisir en priorité des couleurs claires, et bien l’adapter et le régler à sa morphologie crânienne.

  • Brassard fluo jaune sur le bras gauche ou sur la cheville gauche par temps de brouillard ou de faible luminosité.

  • N’utiliser que des coupe-vent de couleur claire et/ou fluo.


4 - GESTION de L’EFFORT = MAITRISE de sa CONDITION PHYSIQUE et de SES REFLEXES

 

  • Utilisation du cardio pour ses repères personnels (selon âge et suite à contrôle d’effort)

 

  • Apprendre à rouler en groupe composé d’individualités de niveaux différents

  • Flair play en haut des côtes (les premiers viennent rechercher les lâchés => détoxination en moulinant après un effort intense, puis repartir ENSEMBLE)

  • Voir le doct « les 10 règles d’or en cardio »

  • Prise en compte de la notion de TEMPERATURE RESSENTIE lors des décisions de sortie.

  • Ne pas sortir si situation météo ventée (si ≥ à 20 km/h)et surtout si vent en rafale.

  • Bien raisonner le choix des circuits en respectant le cadre défini en septembre 2011 (fourchette de kilométrage fonction des heures de départ et de la saison, selon les niveaux de groupe), en prenant désormais en compte le dénivelé .


5 – MAITRISE de L’ITINERAIRE

 

  • Désigner clairement un CAPITAINE de ROUTE qui s’impose, (il devrait être assisté d’un ASSISTANT de PARCOURS). Ces 2 personnes doivent connaître parfaitement l’itinéraire de la sortie.

 

  • Donc ce sont 2 cyclos qui connaissent le parcours, ou alors c’est la même personne qui a la condition physique requise, qui remplit les 2 rôles.

  • Ces ou cette personne est bien identifié et connue de tous les membres du groupe, dès le départ.


6 – ENTRETIEN MECANIQUE

 

  • Pneux :

- retenir des marques connues par expérience, résistantes à la crevaison
- privilégier des dimensions en 700x25 pour le confort, donc l’anti-fatigue et la sécurité, surtout en hiver.
- Aujourd’hui sur ce type de pneu, les gommes allient rendement, résistance et grip (ex. Continental 4000S)
- Adapter la pression de gonflage à nos objectifs (nous ne sommes pas des pros en compétition … !!!), pour privilégier le confort et le grip.

 

 

 

  • Pédales/chaussures :

- Régler et contrôler l’intensité des ressorts de déclenchement du blocage automatique.
- Contrôler l’usure et/ou des fêlures ou perte de matière (cf ; chute Caza juillet 2008 Côte du Mulet)
- Utiliser de préférence des cales avec grip intégré anti-dérapant
- Rajouter une talonnette caoutchoutée (assure la stabilité de la marche sur zone glissante tout en protégeant la semelle)

 

 

 

 

  • Guidon :

- Contrôler les amorces de fissure à la liaison potence/cintre
- Remplacer régulièrement la guidoline pour contrôler les traces d’oxydation éventuelle. (cf. chute Caza Col d’Espandelles juin 2005)

 

 

 

 

  • Câbles de freins à vérifier régulièrement.

 

 

  • Réglage précis des patins de frein

  • Roue libre : Anticiper la rupture brutale et fatale de l’accroche (cf . chute de J. Lassus à 10km/h = H.S pendant 6mois. !)

- cliquets à remplacer régulièrement (coût insignifiant)
- Contrôle également de l’usure ou du jeu du corps de cassette qui reçoit les cliquets
- Graissage du corps de cassette avec un lubrifiant adapté (cf. Mavic)

 

  • Etablir une fiche d’entretien du vélo avec dates et libellés pour un meilleur suivi, avec les conseils de votre vélociste pour le rythme de renouvellement des pièces d’usure.

Par le D.S.

Les cyclistes et le code de la route

Le Code de la route à vélo

Voilà un sujet important, car pour avoir roulé avec différents clubs et lors des randonnées ou cyclosportives, beaucoup de cyclistes semblent soit ne pas connaître du tout le code de la route, soit pensent qu'il ne s'applique pas aux cyclistes...soit en font leur propre interprétation. Nous allons tenter d'éclaircir certains points, basés sur mes propres constatations lorsque j'ai pu rouler avec certains clubs ou cyclistes se croyant tout permis.
Un peloton n'est pas égal à un seul véhicule
Cas très souvent rencontré, un groupe de cycliste arrivant sur un rond-point considère que le peloton n'est qu'un seul et même véhicule. FAUX !
Lorsque deux véhicules se suivent, le conducteur du second doit maintenir une distance de sécurité suffisante, correspondant à la distance parcourue par le véhicule pendant un délai d’au moins deux secondes (R412-12, 4ème classe)
Les cyclistes qui roulent en groupe pour s’abriter mutuellement du vent sont donc en infraction...et lorsqu'un groupe arrive sur un rond-point, si les premiers du groupe ont pu s'engager mais qu'entre-temps une voiture arrive....les cyclistes suivants doivent s'arrêter. Ils ne sont en aucun cas prioritaire et ne doivent pas forcer la voiture à s'arrêter.
Certes, de nombreux automobilistes trouvent que les cyclistes sont "sur la route qui est réservée aux voitures" et savent faire comprendre aux cyclistes qu'ils dérangent, mais bien des cyclistes feraient mieux de revoir leur comportement sur la route s'ils veulent que cyclistes et automobilistes puissent cohabiter au mieux. Je ne suis pas un juriste, le mieux est donc de toujours se référer au Code de la Route

La circulation à deux de front
Là aussi, un éternel débat au sein de la communauté cycliste...et des automobilistes, mais le code de la route est pourtant clair.
Les cyclistes peuvent circuler à deux de front sur la chaussée. Ils doivent se mettre en file simple dès la chute du jour et dans tous les cas où les conditions de la circulation l’exigent, notamment lorsqu’un véhicule voulant les dépasser annonce son approche (R431-7, 2ème classe)
Si le véhicule voulant doubler ne s'annonce pas d'un coup de klaxon par exemple, les cyclistes peuvent continuer "légalement" à rouler à deux de front. Mais le civisme (respect des autres) imposerait tout de même que les cyclistes qui ont entendu une voiture arriver se rabattent si la route n'est pas très large.
Ainsi, il m'arrive souvent de traîner au fond du peloton, mes collègues de route ne trouvant pas spécialement nécessaire d'avertir ceux qui sont devant qu'une voiture attend pour dépasser le groupe. Dans ce cas là, je préviens tout le monde pour qu'ils laissent la voiture passer et fait un signe de la main pour lui indiquer la la voie est libre. La route n'appartient pas plus aux cyclistes qu'aux automobilistes. Mais un peu de respect des deux côtés changerait pas mal de choses.
Pistes cyclables
Depuis le 1er janvier 1999, les cyclistes n’ont plus l’obligation d’utiliser les pistes et bandes cyclables lorsqu’elles existent, sauf si cette obligation est instituée par l’autorité investie du pouvoir de police, le maire en général (R431-9) ; de fait de nombreuses pistes cyclables existant antérieurement à 1999 ont conservé la signalisation "obligatoire" (panneau rond).
Mais si la piste est propre et sécurisante, je vous encourage tout de même à l'emprunter.
Obligations des automobilistes envers les cyclistes
Le conducteur doit réduire sa vitesse lors du croisement ou du dépassement de cyclistes isolés ou en groupe (R413-17, 4ème classe).
Pour effectuer un dépassement le conducteur ne doit pas s’approcher latéralement d’un cycliste à moins d’un mètre en agglomération et un mètre et demi hors agglomération (R414-4, 4ème classe).
Voilà déjà deux règles souvent bafouées par certains automobilistes, certains prenant même un malin plaisir à dépasser un cycliste au plus près avec queue de poisson en prime. Ce n'est pas très souvent, mais quand ça arrive, ça ne fait jamais plaisir.
Il est interdit à tout occupant d’un véhicule à l’arrêt ou en stationnement d’ouvrir une portière lorsque cette manœuvre constitue un danger pour les autres usagers (R417-7, 1ère classe)
Cyclistes et piétons
Depuis le 12 novembre 2010, tout conducteur est tenu de céder le passage, au besoin en s’arrêtant, au piéton s’engageant régulièrement dans la traversée d’une chaussée ou manifestant clairement l’intention de le faire ou circulant dans une aire piétonne ou une zone de rencontre (R415-11, 4ème classe). Notons que cet article s’applique aussi bien en ville que sur les routes de rase campagne. Le faible encombrement du vélo permettra généralement d’éviter l’arrêt pénalisant, mais les piétons bénéficient donc à présent d’une réelle priorité sur la chaussée, y compris vis-à-vis des vélos.
Téléphone au guidon
L'usage d'un téléphone tenu en main par le conducteur d'un véhicule en circulation est interdit.
Le fait, pour tout conducteur, de contrevenir aux dispositions du présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe
Cet article s’applique donc aux cyclistes et la contravention vient de passer à 135€ !
Permis de conduire
Le permis de conduire est obligatoire pour les véhicules à moteur mais pas pour les vélos.
Le permis de conduire est affecté d’un nombre de points et perd sa validité lorsque le nombre de points est nul ; une infraction réellement établie entraîne le retrait de points (L223-1). Le retrait de points n’est pas une peine au sens du code pénal mais une disposition auxiliaire gérée en pratique par l’administration.
Aux termes du code de la route le retrait de points s’applique à tout conducteur de véhicule qui commet une infraction. Toutefois, selon la doctrine de l’administration établie par la circulaire NOR/INT/D/04/00031/C du 11 mars 2004 qui rappelle les décisions du Conseil d’état du 8 décembre 1995, il ne peut y avoir de retrait de points que pour les infractions commises avec un véhicule pour la conduite duquel un permis de conduire est exigé, donc pas pour une infraction commise à vélo. Si par suite du traitement informatisé vous subissez malgré tout un retrait de points, il convient d’exercer un recours gracieux auprès du Ministère de l’Intérieur, Direction des libertés publiques et des affaires juridiques (DLPAJ), Service national des permis de conduire, Place Beauveau, 75800 PARIS.
Par contre, la suspension du permis de conduire peut être décidée par le juge, même si l’infraction a été commise à vélo. Il existe de nombreux cas de suspension du permis de conduire.
Equipement du cycliste et de son vélo
Visibilité
Obligatoires à tous moment, de jour comme de nuit :

  • catadioptre arrière rouge (R313-18, 1ère classe), catadioptres orange latéraux (R313-19, 1ère classe),

  • catadioptre avant blanc (R313-20, 1ère classe), catadioptre sur les pédales (R313-20, 1ère classe)

Une certains tolérance semble être de mise de la part des forces de l'ordre concernant ces équipements.
Obligatoires seulement la nuit, ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante (tunnel, brouillard,…) :

  • feu de position avant jaune ou blanc (R313-4, 1ère classe), feu de position arrière rouge (R313-54, 1ère classe)

  • gilet haute visibilité lorsqu’on circule hors agglomération (R431-1-1, 2ème classe)

Pour ces derniers, la tolérance n'est plus. Plusieurs cyclistes se sont déjà fait au moins sermoner par temps de brouillard ou la nuit. Mais là, c'est une question de sécurité. A ce sujet, vous pouvez lire mon article "Mon équipement pour rouler de nuit à vélo".
Avertisseur sonore
Obligatoire à tous moments. Tout appareil autre qu’un timbre ou un grelot est interdit, donc pas de cloches, sifflets, trompes et autres Airzound (R313-33, 1ère classe).
Là aussi, je n'ai jamais vu de force de l'ordre verbaliser un cycliste dépourvu de sonnette !
Tout dispositif d’éclairage ou de signalisation, autre que ceux prévus dans le code de la route et conformes à la réglementation, est interdit (R313-1, 1ère classe) ; le vélo ne doit donc être équipé que d’un seul feu que ce soit à l’avant ou à l’arrière et sont interdits en particulier les clignotants rouges qu’ils soient attachés à un casque, à un brassard ou à même le vélo ; à noter l’autorisation des dispositifs écarteurs de danger à l’arrière et à gauche (R313-20).
En conclusion
Voilà un succint rappel. Mais au-delà du simple respect du code de la route, tout est affaire de bon sens et de respect des autres usagers, qu'ils soient cyclistes, piétons ou automobilistes. La route appartient à tous et il faut savoir la partager. Si chacun y met du sien, les choses doivent pouvoir bien se passer

Rouler en groupe

Apprendre à rouler en peloton aux CVO

La lecture des rubriques ci dessous ne feront pas de vous un sillonneur expérimenté. L’apprentissage de cette technique ne se fait que sur plusieurs milliers de kilomètres de vélo en groupe. Le sillon­nage est un sport pour les cyclistes comme le hockey est un sport pour ceux qui savent patiner. Vous pouvez être un très bon cycliste sans être un bon sillonneur. Il n’y a que ceux qui ont passé des centaines d’heures à écouter de la musique qui peuvent se considérer comme des vrais mélomanes. Vous pourrez, de la même façon, vous considérer comme un vrai bon cycliste lors­que vous aurez passé plusieurs heures à rouler en groupe et à découvrir toutes les facettes du sillonnage.

 

  • Voici un le lien d'un site qui donne quelques conseils pour rouler en peloton:

 

http://http://veloplaisirs.qc.ca/velo-plaisirs/uploads/2012/04/TechniquesPeloton.pdf

Les relais

Comment prendre des relais:
lien: http://www.ccs-cyclosportif.ca/sillonnage.html

Lorsque vous prenez le relais ce n'est pas à vous d'accélérer, mais c'est à celui qui vous précédait et qui vous transmet le relais de ralentir
Lorsque vous prenez le relais, c'est-à-dire lorsque celui qui est devant vous se tasse pour vous laisser prendre la tête du peloton, il y a de grosses chances, surtout si vous n'avez pas beaucoup d'expérience, que vous soyez porté à accélérer de quelques km/h. Une file de cyclistes se com­portant comme un ressort ou un accordéon, le dernier à la queue aura à produire une accélération plusieurs fois plus grande que la vôtre. Vous risquez alors de produire un largage involontaire. Pour éviter d'avoir ce comportement vous pouvez, lorsque vous êtes en deuxième place dans la file, vérifier sur votre compteur la vitesse à laquelle vous roulez.
Pour passer le relais
Lorsque vous passez le relais :

  • Jetez d'abord un coup d'œil en arrière.

  • Indiquez clairement votre intention de passer le relais à celui qui vous suit.

  • Écartez-vous très doucement de votre ligne de roulement.

  • Déplacez-vous de votre ligne, que d'environ un guidon et demi.

  • Rétrogradez le peloton en frôlant les équipiers.

En résumé, avant de faire un relais, il est prudent de jeter un coup d'œil en arrière du côté où vous avez l'intention de vous déplacer. Vous pouvez ensuite dire "relais" à celui qui vous suit (ou l'annoncer d'un geste clair de la main) et finalement ralentir légèrement tout en vous tassant sur le côté.
Il ne faut pas quitter brusquement sa ligne de roulement. Certains utilisent cette façon de faire afin d'indiquer clairement qu'ils laissent la tête du peloton. Vous risquez de surprendre le troi­sième et quatrième cyclistes de la file qui ne vous avaient pas initialement dans leur champ de vision. En vous voyant vous déplacer de façon brusque, ces cyclistes peuvent avoir l'impression qu'un obstacle majeur se trouve devant eux, ce qui peut provoquer un ralentissement soudain de tout le peloton.
Pendant que vous descendez vers l'arrière du peloton, vous devez rester relativement serré sur lui. Votre propre sillon sert alors à tour de rôle à tous les cyclistes du groupe et dès le début de la descente, vis-à-vis le 2e ou 3e cycliste, vous commencez vous aussi à utiliser la partie latérale de leur sillon.
Si vous ne voulez pas faire les relais
Si vous trouvez que le groupe roule trop vite pour vous, vous devez éviter de prendre les relais. il est préférable de vous rendre à la tête de la file et de faire un relais très court de 20 à 30 sec.
Évitez de vous rendre jusqu'en deuxième position de la file et de refuser de faire le relais en demandant à celui qui vous suit de le prendre à votre place. Cette façon de faire crée une confu­sion dans le groupe et brise inévitablement le rythme. Faites votre relais très court et restez ensuite à la fin de la file.
Pour ne pas avoir à faire de relais, il ne faut pas que vous montiez vers l'avant de la ligne. Il vous faut donc rester derrière le groupe. Pour ce, lorsque celui qui vient de faire le relais descend le groupe, vous devez laisser devant vous, (voir figure 9.2) un trou afin qu'il puisse s'insérer dans la ligne. Il est possible, s'il ne connaît pas vos intentions, que vous ayez besoin de lui dire de se placer devant vous.
La tête du peloton Le rôle du cycliste en tête du peloton

En tête de peloton, vous devez :

  • - Maintenir une vitesse la plus régulière possible.

  • - Indiquer clairement les virages et les arrêts.

  • - Indiquer, en pointant du doigt, les trous et les crevasses dangereuses.

  • - Devant un obstacle (piéton, voiture stationnée, etc.) indiquer d'un mouvement de la main qu'il faut s'éloigner du bord de la route.

  • - Ne jamais s'écarter brusquement lorsqu'il y a un obstacle sur la route.

  • Surveiller les chiens qui pourraient avoir la tentation de venir jouer aux quilles avec le peloton.

Le salaire d'un pilote d'un Boeing 747 est de l'ordre de 250 000 $ par année. Il reçoit un salaire élevé en grande partie parce qu'il a une grande responsabilité. En tête de peloton, vous pouvez vous considérer comme un pilote de Boeing (salaire en moins !). Rouler à la tête d'un peloton est malgré les apparences beaucoup plus exigeant que de rouler seul. Il faut être concentré, préve­nant et le plus régulier et le plus stable possible.
Augmenter la vitesse du peloton
Pour augmenter la vitesse du peloton vous devez :

  • - Vous assurer que l'ensemble des cyclistes du peloton est capable d'absorber ce gain de vitesse.

  • - L'augmenter très graduellement, un km/h à la fois.

  • - Ne jamais le faire juste après avoir pris le relais.

Comme au hockey, comme au football, comme au lit d'ailleurs, il faut savoir faire corps avec le reste du groupe. À quoi bon augmenter la vitesse et finalement se retrouver seul ou à deux trois en avant du peloton? Rappelez-vous qu'une sortie cyclosportive n'est pas une course. Si après avoir augmenté la vitesse durant votre relais, vous réalisez que le groupe revient à la vitesse qu'il avait avant, c'est probablement parce qu'il ne veut pas rouler plus vite.

relais par roulement

Pour effectuer un relais par roulement, il faut que la ligne de droite remonte lentement la ligne de gauche jusqu'à ce que le cycliste d'en avant puisse se ranger à gauche. Celui qui est en arrière à gauche se range alors dans la ligne de droite.
Cette technique peut évidemment se répéter indéfiniment. C'est ce qu'on appelle faire la roue. Le relais par roulement est plus difficile et demande des cyclistes un peu plus expérimentés. Il est important que tous les cyclistes du groupe soient conscients des manœuvres à exécuter.
Faire la roue avec des relais très courts est la façon la plus rapide de rouler en groupe de cinq à dix cyclistes. Aussitôt qu'on a atteint la première place de la ligne montante, on se déplace dans la ligne descendante du groupe. De cette façon, chaque cycliste reste très peu de temps face au vent (10 à 20 secondes) ce qui permet à tout le groupe de rouler très rapidement. C'est la forma­tion à utiliser, entre autres, lorsque vous êtes un petit groupe qui veut en rejoindre un autre.

Formation en éventail

Par vent de côté, il est préférable de former un éventail plutôt que de rouler en file indienne.
Si le vent vient de la droite, le cycliste de tête se place près de la bordure de la route. Si le vent vient de la gauche, le cycliste de tête se place près du centre de la route ; vous évitez de croiser votre roue avec celle du cycliste qui vous précède. Les cyclistes très expérimentés roulent assez près les uns des autres en plaçant leur roue avant à mi-chemin de la roue arrière de celui qui les précède.
En formation d'éventail, il est particulièrement important de garder une ligne de roulement la plus droite possible et d'éviter tous déplacements latéraux brusques.
Si vous vous déplacez transversalement, le cycliste qui vous suit sera obligé de faire la même chose, mais avec possiblement un déplacement un peu plus prononcé que le vôtre. Cet effet d'amplification du déplacement peut donner des sueurs froides à ceux qui sont à la queue de l'évent.
En formation d'éventail, il faut prendre les relais du côté d'où vient le vent. Sinon, vous seriez obligé d'accélérer avant de faire votre relais. (voir la figure 9.5)
Si le groupe est trop gros (plus de 7 ou 8 cyclistes), il n'y a plus suffisamment d'espace pour adopter une formation en éventail simple. Tel que montré à la figure 9.6, la formation en éventail ne fonctionne pas bien. Les derniers cyclistes à la queue de l'éventail sont alors en bordure de route et ne peuvent pas profiter du sillon de ceux qui les précèdent.

Le sillonnage cyclosportif

Comment rouler en peloton:
lien:http://www.ccs-cyclosportif.ca/sillonnage.html

Introduction
Entre 25 et 30 km/h, 80 % de l’énergie que vous dépensez, sert à combattre la force de frottement de l’air. Pour améliorer votre rendement, il vous faut donc réduire cette force de frottement. Vous pouvez, pour ce faire, réduire votre coefficient de frottement (être plus aérodynamique) en diminuant l’emprise du vent (pneus étroits, pas de garde-boue, pas de vêtements qui battent au vent etc.) et en prenant une position aérodynamique ; mains en bas du guidon et coudes légèrement repliés. On peut aussi réduire le frottement de l’air en roulant dans le sillon d’un autre cycliste ou mieux, dans le sillon produit par plusieurs cyclistes (un peloton). C’est ce qu’on appelle faire du sillonnage.
Le présent article fait l’étude des règles que nous devrions normalement respecter lorsqu’on pratique cette technique de sillonnage. Plusieurs livres ou revues traitent ce sujet, mais ces articles s’adressent presque toujours à des cyclistes qui font ou qui ont l’intention de faire de la compétition. Le contexte ici est très différent ; des cyclistes qui roulent en groupe et qui s’entraident en utilisant entre autres cette technique de sillonnage. On parle alors de "sillonnage cyclosportif".

L'efficacité du sillonnage

  • Un cycliste en bonne forme physique peut maintenir une puissance d’environ 150 W pendant 2 à 3 heures. En position standard, sa vitesse moyenne serait de 26 km/h et en position aérodynamique (durant tout le trajet) sa moyenne serait de 28 km/h. Le même cycliste avec le même effort aurait une vitesse moyenne de 35 km/h s’il faisait tout le parcours protégé derrière un autre (sans prendre de relais !) Un gain de 9 km/h soit 34% plus rapide en sillonnage qu’en position standard. Cet écart est d’autant plus grand que la puissance fournie est grande. À 250 W, le gain serait de 11 km/h (42%).

Le sillonnage cyclosportif versus le sillonnage compétitif

Plusieurs cyclistes font l’erreur de penser que le sillonnage est une activité réservée au monde de la compétition. D’autres ne font aucune différence entre le sillonnage de compétition et le sillonnage utilisé durant une sortie cyclosportive. En réalité, les compétiteurs et les cyclosportifs utilisent des techniques semblables de sillonnage, mais leur comportement peut être différent dans plusieurs situations particulières. Ces différences sont dues aux buts visés par le sillonnage.
En compétition, le sillonnage est utilisé afin de réduire l’effort. On veut garder ses forces pour "clencher" l’autre au bon moment. Le cycliste arrière est "profiteur" et celui en avant fait profiter de lui. L’entraide est involontaire.
Le contexte d’une sortie cyclosportive est très différent. L’ensemble des cyclistes forme une équipe sportive qui s’entraide le mieux possible afin de combattre un ennemi commun : le frottement de l’air. Les cyclosportifs font un travail d’équipe tandis que les compétiteurs sont individualistes. De plus, le cyclosportif ne recherche pas une bonne vitesse pour gagner, mais pour le plaisir de "vivre" cette vitesse, c’est-à-dire pour le plaisir purement sportif de rouler vite. Ces différences dans les buts visés ont des conséquences sur le comportement de ces cyclistes.
Il faut toutefois admettre qu’en plusieurs cyclosportifs sommeille un petit compétiteur. Durant les étapes "plus chaudes" d’une sortie cyclosportive, il arrive parfois que plusieurs ressentent, en même temps, le besoin de se comparer. Qu’à cela ne tienne, le plaisir étant la première règle de ces regroupements, on ne peut faire autrement que d’accepter qu’un sous-groupe d’adultes consentant puisse occasionnellement basculer du type cyclosportif à compétitif

La technique du sillonnage

Il n’est pas toujours nécessaire, lorsqu’on roule en groupe, d’appliquer toutes les règles décrites ci-dessous. Durant la période de réchauffement ou à un moment où le groupe ralentit pour reprendre son souffle, chaque cycliste a le réflexe de se donner une distance de manœuvre suffisante autour de lui afin de pouvoir rouler plus décontracté. Au fur et à mesure que la vitesse augmente, le peloton se ressert. Plus la vitesse est grande, plus les cyclistes se rapprochent les uns des autres, plus il faut être vigilant et respectueux des règles de base du sillonnage. On retrouve dans les sections suivantes une description concise des règles. Chaque règle est identifiée par un numéro.

La régularité : règle maîtresse du sillonnage

Maintenez une distance constante entre vous et le cycliste qui vous précède
Si vous laissez celui qui vous précède prendre de l’avance, il vous faudra ensuite accélérer pour le rejoindre. Ceux qui sont derrière vous devront aussi accélérer pour réussir à vous suivre. Évitez le plus possible d’utiliser les freins. En cas d’urgence, il est préférable de briser la file et de se placer à côté de la personne qui nous précède.
Ayez un coup de pédale régulier. N’arrêtez pas inutilement de pédaler
Cesser de pédaler est pour celui qui vous suit le premier signe d’un éventuel ralentissement. Vous lui imposez ainsi un "garde à vous" inutile qui peut même devenir stressant à haute vitesse. Si vous vous arrêtez souvent de pédaler vous lui enlevez alors un indicateur important.
Maintenez votre vélo sur une ligne droite, la plus régulière possible
Un bon rouleur se reconnaît à la régularité de sa ligne de roulement. Il est beaucoup plus agréable de suivre un cycliste qui respecte cette règle. Elle n’est évidemment pas facile à respecter avec le nombre astronomique de trous que l’on retrouve sur nos chaussées québécoises. Attention toutefois, sachez qu’il est plus sécuritaire, lorsqu’on roule en peloton, de passer dans les petits trous que de systématiquement essayer de les éviter. Autrement dit, en peloton, il faut être moins tatillon sur les trous que lorsqu’on roule seul. Par vent de travers avec bourrasques, il est pratiquement impossible de maintenir une ligne droite. Essayez tout de même de faire de votre mieux.
Restez sur la ligne de roulement du cycliste qui vous précède
Le cycliste qui vous précède vous cache une partie de la chaussée. Vous aurez peut-être le réflexe de zigzaguer de part et d’autre afin de continuellement vérifier l’état de la chaussée qui se présente à vous. Cette façon de faire est épuisante pour vous et stressante pour celui qui vous suit. Vous risquez, en plus, d’avoir une très mauvaise surprise en passant dans un trou qui a été frôlé par celui qui vous précède. Dites-vous que si celui qui vous précède passe, il n’y a pas de raison pour que vous ne passiez pas vous aussi.

La conduite du vélo

Ne regardez pas directement la roue du cycliste qui vous précède.
Un joueur de hockey ne doit pas regarder la rondelle directement et lorsqu’on dactylographie un texte on ne doit pas regarder le clavier. De la même façon, en vélo, on n’a pas à regarder directement la roue du cycliste qui nous précède. On sait à quelle distance on est de sa roue, mais c’est notre vision périphérique qui nous transmet cette information.
La distance entre votre roue et celle du cycliste qui vous précède doit être d’au moins 10 à 15 centimètres et d’au plus une longueur et demie de roue (±1 m)
Les deux ou trois centimètres vous donnent tout juste le temps de réagir si une variation de vitesse survient. Se maintenir aussi près de l'autre demande beaucoup de concentration et ne peut être pratiqué que par ceux qui ont de bons réflexes et plusieurs kilomètres d'expérience en sillonnage. À plus d'un mètre et quart de distance, l'effet de sillonnage est diminué de beaucoup; à une longueur de vélo, il n'y a pratiquement plus de sillon.
Tous les cyclistes d'un groupe doivent indiquer de la main toutes les manœuvres de virage ou d'arrêt
Habituellement, c'est le cycliste en tête qui indique en premier un virage ou un arrêt. Pour éviter toute confusion, il est souhaitable que tous les cyclistes du groupe indiquent également de la main, la manœuvre à venir. Il est en effet rassurant de savoir que tous les cyclistes du groupe savent qu'il va falloir tourner ou s'arrêter.
Il est préférable de se tenir à environ 50 à 75 cm du bord de la route
Si vous roulez trop près de la bordure de la route, vous vous enlevez une marge de manœuvre transversale qui peut, devant un imprévu quelconque, être essentielle. De plus, si vous ne prenez pas assez de place sur la chaussée, les automobilistes auront le réflexe (surtout durant la rencontre de deux autos), de vous pousser sur la bordure. Finalement, avec ce jeu du côté droit de la file, vous pourrez, surtout s'il y a du trafic, faire vos relais à droite.
Ne dépassez pas vos limites
Le peloton roule de plus en plus vite. Au début, cette augmentation graduelle de la vitesse est stimulante. On pousse un peu plus fort sur les pédales. On tient bien la roue de celui qui nous précède. La concentration est maximale. Le cœur bat de plus en plus vite. On sent qu'on pousse ses propres limites. On retire un plaisir qui ne peut pas se décrire facilement (certains prétendent que c'est chimique). Le groupe insiste. Les plus forts vont peut-être même lancer un sprint. Le cœur bat vite, trop vite. Il faut coller au maximum la roue de celui qui nous précède si on veut suivre… Stop. Il y a une limite qu'il ne faut pas dépasser, une limite au-delà de laquelle vous roulez à tombeau ouvert. Sachez reconnaître ce point critique et si vous l'atteignez, n'hésitez pas à décrocher. Votre potentiel de risque est peut-être plus élevé durant ces quelques minutes que durant tout le reste de l'été. Le sillonnage demande une grande concentration et il est difficile, voire impossible, de la maintenir lorsqu'on a dépassé ses limites. Attention, cette règle ne s'adresse pas qu'a la classe "A". Tout le monde a des limites, c'est juste qu'elles ne sont pas à la même vitesse pour tout le monde.
En effort, ne vous laissez pas distraire et ne distrayez pas les autres cyclistes
Pour maintenir votre vitesse de pointe lorsque vous roulez seul, vous devez déployer tout ce que vous avez comme force musculaire. En peloton, vous devrez en plus utiliser toute votre concentration. Plus vous roulez vite plus le sillonnage est important et plus vous devrez vous concentrer sur votre sillonnage. Évitez alors tout ce qui peut vous distraire : "pitonner" sur son cyclomètre, vérifier la position de la chaîne sur les pignons, discuter avec un autre, chercher de la main sa bouteille d'eau, fouiller dans sa poche pour trouver une barre tendre, observer la beauté d'un corps de l'autre sexe (ou du sien), etc.

L'éthique et les techniques de peloton

Les règles à respecter en peloton:
lien: http://www.ccs-cyclosportif.ca/index.html

Afin d'avoir du plaisir à rouler en peloton, il est essentiel de définir les responsabilités de chaque membre du peloton ainsi que l'éthique à adopter lors des sorties.

Encadreur de peloton

 

  • Le cycliste dans le peloton

    • Responsable du groupe de cyclistes (nombre de cyclistes par peloton, 8 à 10, pouvant varier en fonction du trajet et du trafic);

      • Ramène à l’ordre les personnes qui ne respectent pas le code de la route;

      •  

      • S’assure d’une période de réchauffement au début de la randonnée (au moins 15 minutes) ;

      • - Respecte le code de la route;

      • - Porte son casque de vélo;

      • - S’assure que son vélo est en parfait ordre;

      • - Respecte les directives du responsable;

      • - Respecte les directives du tireur;

      • - Évite le freinage inutile;

      • - Maintient la cadence (ne pas arrêter de pédaler) et conserve la vitesse;

      • - Ne roule pas trop large;

      • - Se déplace en ligne droite (évite les changements brusques de direction);

      • - Conserve sa position dans le groupe (côtes, montées, descentes);

      • - Dans les côtes, il respecte le cycliste qui le précède. Dans certaines conditions, il peut dépasser par la gauche en avertissant le cycliste qu’il dépasse;

      • - Regarde le cycliste devant lui tout en gardant un œil sur la route (ne pas fixer la roue du cycliste qui précède;

      • - Signale et indique les hasards de la route;

      • - Demeure derrière le cycliste qui précède à une distance d’une demi-roue

      • - Ne croise pas sa roue avec le cycliste qui précède;

      • - Si on doit se lever, s’assurer de ne pas ralentir;

      • - Le dernier cycliste avertit le groupe de la présence d’un véhicule qui suit;

      • - Fait suivre vers l’avant les informations reçues de l’arrière;

      • - Attendre d’être en queue de peloton pour boire ou manger. Si cela est impossible, s’assurer que le cycliste qui précède ne boit pas;

      • - Utilise ses "aérobars " que lorsqu’il est tireur;

      • - Arrête lors d’une crevaison, d’un bris mécanique ou autre situation anormale;

    • -

      • Ne lâche jamais son guidon dans le peloton. S’il ressent le besoin de le faire pour alléger les tensions de son dos, par exemple, il doit aller en queue de peloton;

      • - Roule dans un groupe adapté à sa capacité;

      • - Si le cycliste choisit un groupe moins rapide que celui habituel, il doit respecter la vitesse du groupe d’accueil;

      • - S’assure que le cycliste qui le suit est toujours là;

      •  

      • - Si le cycliste quitte la chaussée, il remonte sur cette dernière à la fin du peloton;

      •  

      • - Si vous décidez de quitter le groupe avisez-nous pour que le peloton puisse continuer en toute tranquillité d’esprit.

      • - Respecte les consignes du groupe (vitesse moyenne de 28, 31, 32+ km/h, la distance etc.)

      • - Désigne le mode de roulement;

      • - Arrête le peloton au besoin pour rappeler les consignes;

      • - S’assure de faire effectuer les relais;

      • - Entraîne le peloton à rouler dans les limites respectables sur le côté droit de la route;

      • - S’assure qu’aucun cycliste n’est largué par le groupe;

      • - Désigne un accompagnateur (soit par volontariat ou par tout autre moyen, y compris le tirage au sort) dans le cas ou un cycliste largué aurait besoin d’être accompagné pour le retour.

      • - Regroupe les cyclistes après la pause. (*vitesse moyenne selon les conditions normales).

      Celui qui tire (premier de peloton)

      • - Conserve la vitesse du cycliste de tête qui le précédait;

      • - Ajuste la vitesse aux conditions de la route (circulation dense, vents, intersections, trous nombreux) ;

      • - Reste au maximum 1 km ou moins à l’avant, selon sa capacité;

      • - Signale les hasards de la route (pointe avec l’index les nids de poules ou tous autres obstacles) ;

      • - Lève le bras pour indiquer un ralentissement ou un arrêt. Un signal verbal peut aussi être utilisé (stop, voies ferrées, etc.) ;

      • - Signale par un mouvement de la main si le groupe doit se tasser pour éviter un obstacle

      • - Évite de passer très près d’un obstacle;

      • - Accélère lentement après le passage d’un obstacle;

      • - S’assure de ralentir au haut d’une côte pour regrouper le peloton;

      • - Donne son relais avant épuisement, dans un endroit sécuritaire;

      • - Indique par un signal verbal ou de la main, qu’il va donner le relais;

      • - Accélère légèrement, se tasse à gauche, arrête de pédaler, se laisse glisser rapidement vers la fin du peloton.

      Code d’éthique d’un cycliste qui se joint à un peloton>

      • Axiome : Rouler en peloton comporte des risques. Un nouveau venu dans un peloton doit faire ses preuves « même s’il a payé sa carte de membre ».

      • - Il est nécessaire de gagner la confiance des membres d’un peloton, surtout si ces cyclistes roulent ensemble depuis longtemps.

      • - Demander la permission aux cyclistes pour se joindre au peloton et surtout, être « low profile ». Les grandes gueules « Ti Joe connaissant » sont rarement appréciés.

      • Au début, se tenir en arrière du peloton, analyser et apprendre les règles de fonctionnement du peloton.

      • - Donner le temps aux membres de nous connaître afin de leur montrer que vous savez vous comporter en peloton, que vous roulez droit et donc, que vous ne constituez pas un risque pour les membres du peloton.

      Une place au sein d’un peloton, ça se mérite

      Apprendre à rouler droit

      • Dans un peloton, il est très important de garder sa ligne et de rouler en ligne droite. Quoi de plus dangereux qu’un cycliste qui zigzague et se déporte de gauche à droite sans préavis? « Rouler droit » est une habileté qui se développe et donc, qui s’apprend. Vous trouverez dans cette section différents exercices à faire seul afin de développer vos aptitudes.

      • - Rouler le plus longtemps possible directement sur la ligne jaune en bordure d’une route tranquille dotée d’un accotement de qualité.

      • - Tenir le guidon d’une seule main tout en gardant sa ligne. Alterner de main « tout en roulant droit ».

      • - Aller chercher un objet dans une des poches arrières de son maillot, le transférer de main, et le ranger de nouveau dans son maillot « tout en roulant droit ».

      • - Exercice très important : en tenant le guidon des deux mains, jeter un coup d’œil en arrière en tournant la tête « tout en roulant droit ».

      -

      • Exercice encore plus difficile et tout aussi important : lâcher une main du guidon et tourner les épaules et la tête vers l’arrière « tout en roulant droit ».

      • - Aller chercher le bidon d’eau tout en regardant devant. Le remettre en place sans quitter les yeux de la route. Note. : en peloton, il est suggéré de laisser le goulot de la bouteille ouvert. Ainsi, on n’a pas à se battre avec le goulot à chaque fois que l’on veut boire.

      • - Lâcher complètement le guidon « tout en roulant droit ». En peloton, on ne doit jamais lâcher le guidon sauf si on est en arrière et que cette manœuvre ne comporte pas de risques pour ses coéquipiers. Être capable de rouler « sans main » est fort utile pour replacer une pièce de vêtements, pour ouvrir une barre énergétique, pour manger, etc.

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